A quand un réforme du système, des prisons, du personnel, des direction et surtout de cette adminstrations d'un moyen âge... Il s'agit d'hommes et de femmes, jeunes et moins jeunes...
La Belgique ferait bien de se regarder en face, avant de donner ses précieux conseils et autres à d'autres pays et de garder ses deniers afin d'améliorer une Belgique qui souffre, une Belgique de plus en plus pauvre, de part ses politiques qui font quoi... à l'exception d'être accusés en justice de faire créer des commissions d'enquêtes sur leurs agissements ?
Pauvre petit pays....
Un détenu roumain aurait été torturé dans la prison de Wortel en Flandre dans la nuit du 26 au 27 octobre 2008 et abandonné ensuite nu pendant deux jours dans une cellule d'isolement et sans soin médical avant d'être finalement transféré vers la prison de Bruges. Ces accusations, totalement démenties par les autorités belges, émanent de l'épouse du détenu roumain et ont été médiatisées par la télévision publique roumaine TVR qui craint que l'inertie des autorités diplomatiques roumaines ne débouche sur un nouveau scandale politique.
Razvan Afrasinei n'est pas vraiment un enfant de c½ur. Né le 21 avril 1976 dans la ville roumaine de Iasi, l'individu est une figure importante du « clan des Belges », une organisation criminelle dont l'objet principal semble être l'organisation de vols, de vols à main armée, de recel et de blanchiment d'argent. Arrêté en Roumanie en vertu d'un mandat d'arrêt européen, la justice belge reproche à Razvan Afrasinei pas moins de 24 délits commis sur le territoire belge pendant la période d'octobre 2000 à janvier 2001. Le montant total des dommages causés aux victimes belges dépasserait les 350.000 euros.
Faisant suite à une vaste opération judiciaire belgo-roumaine aboutissant à son arrestation, Razvan Afrasinei a été transféré de Roumanie vers la prison de Wortel (province d'Anvers) où il occupait la cellule 215 en compagnie de trois autres détenus jusqu'à la nuit du 26 au 27 octobre 2008. D'après l'épouse d'Afrasinei interrogée par la télévision publique roumaine TVR, le détenu aurait été sauvagement maltraité par les policiers belges, il aurait été abandonné nu pendant deux jours dans une cellule d'isolement et sans soin médical malgré des fractures au bras et des blessures sur tout le corps. Sur requête de l'épouse du détenu, « les autorités diplomatiques ont envoyé une note verbale au ministère belge des Affaires étrangères pour demander des informations et faire part des préoccupations des autorités roumaines sur ce cas mais nous n'avons à ce jour reçu aucune réponse », explique Nicole Mot, porte-parole de l'ambassade de Roumaine à Bruxelles.
« Monsieur le Consul de Roumanie s'est immédiatement rendu à la prison pour recueillir des informations du directeur de la prison de Wortel et il a demandé une assistance médicale pour le détenu roumain qui a finalement subi une opération du bras gauche à l'hôpital de Turnhout », ajoute la porte-parole.
La presse roumaine craint que l'inertie des autorités diplomatiques roumaines ne débouche sur un nouveau scandale politique comme ce fut le cas pour Claudiu Crulic, 33 ans, détenu roumain mort de faim oublié dans une prison polonaise.
Pas de mauvais traitement... seulement un bras cassé
Interpellé sur le sujet, Léo De Bock, porte-parole du ministre belge de la Justice Jo Vandeurzen, dément un quelconque mauvais comportement des autorités belges en la matière. Il en veut pour preuve le rapport établi à propos des incidents du 26-27 octobre par l'attaché du directeur de la prison de Wortel.
Dans ce rapport, ce dernier écrit que "vers 13h50, pendant ma permanence, j'ai été appelé suite aux sérieux problèmes qui avaient lieu dans la cellule 215 peuplée de 4 personnes. Le détenu Razvan Afrasinei, né à Iasi en Roumanie le 21 avril 1976 et étant seulement en détention de son passeport roumain, se comportait comme un fou, un enragé. Il était en train de crier, de faire du tapage un peu comme les enfants bruyants. Il était sur le point de détruire sa cellule et à un moment, il a réussi à casser la conduite d'eau. L'eau coulait dans tout le couloir de la section. Après quelques minutes, on a réussi à couper l'arrivée de l'eau mais la communication avec Monsieur Afrasinei était toujours impossible. Les autres détenus étaient très angoissés de la situation, ils se tenaient à l'écart de manière très silencieuse et sans bouger pour éviter le pire."
"On a rapidement demandé l'assistance de la police et du médecin de garde, poursuit le rédacteur du rapport. La première intervention policière n'a rien donné car le détenu était fort comme un ours. Deux policiers ont été blessés, l'un a reçu un coup de poing sur le visage et l'autre a été mordu par erreur par le chien pendant l'intervention. On a réussi à évacuer les trois autres détenus qui étaient mouillés à cause de la fuite d'eau. Vu la situation, les policiers se sont retirés et l'officier a fait appel à un escadron spécial d'intervention qui est arrivé sur place avant 6h00. Entre-temps, le détenu avait barricadé sa cellule et il continuait sa frénésie, sa colère en roumain. Après un bref briefing du chef de l'équipe, une action a été menée pour mettre fin à la situation et on a réussi à lui mettre les menottes. Le détenu a ensuite été transféré vers une cellule d'isolement sous la contrainte. On lui fait une injection pour le calmer, c'est à ce moment-là qu'on a constaté des blessures sur Monsieur Afrasinei. On l'a bien soigné."
Des faits contestés par la partie adverse. « Mon mari a été battu de manière sanglante à l'aide d'un bâton de 38 centimètres », réplique madame Afrasinei interrogée par la télévision roumaine.
A la prison de Wortel, certaines sources rappellent que l'épouse de Razvan Afrasinei avait, un jour avant les faits, annoncé sa rupture avec le détenu en lui expliquant qu'il ne pouvait désormais plus revoir ses enfants. Déprimé par cette rupture, le détenu Afrasinei se serait alors procuré de la drogue en prison, des substances qui l'auraient mis dans cet état irrationnel. Les mêmes sources démentent un quelconque mauvais traitement des Belges à l'égard du citoyen roumain apparemment sous l'effet de substances illicites. « Il est très facile de se procurer de la drogue dans toutes les prisons de Belgique », explique un responsable pénitencier sous couvert d'anonymat.
La prison ne doit plus être un monde fermé ou rien ne filtre et tout est toléré... que les responsables payent